La côte d’azur et mes histoires.

NICE

N1

Une soirée à faire des tours en voiture pour explorer la vue de Villefranche-sur-mer. Un coucher de soleil qui me laisse bouche-bée. Des nuages qui s’estompent et ce bleu qui s’assombrit. Mais surtout le calme, un silence apaisant. Alors je m’imagine sur un des bâteaux avec appréhension et curiosité. On entendrait le bruit des vagues et on se laisserait bercer à leur rythme. Cette image me rappelle un moment de mon enfance. On dormait à la belle étoile sur un voilier, on s’endormait en regardant les étoiles, et en écoutant la mer qui peut être violente ou très silencieuse. On ne verrait grâce à la lumière de ce lampadaire, comme dans les films anciens, mais si vous savez ceux où les femmes sont en manteaux de fourrures, avec leurs talons qui se prennent dans les pavés, ceux où elles ont les cheveux ondulés et sont plaqués sur leurs têtes. En fait je vous décris le film que j’ai vu ce soir là sans le faire exprès… le film de Woody Allen Café Society. Hasard?

N3

Je me demande parfois comment un architecte fonctionne. Comment choisit-il de construire un immeuble? S’est-il dit  » tiens il y a peu de place dans cette rue, alors je vais faire un immeuble tout en long !  » Mouais, étrange. J’imagine une famille. Une famille dans un immeuble en long. Il y aurait tout au bout une chambre avec 3 enfants jouant sur le parquet, puis tout s’accélère et on voit une petite fille de 5/6 ans dans une autre pièce qui se dispute avec son frère. Il lui a pris sa poupée. On passe une autre porte et là une femme. Une femme coiffée d’un chignon, dans un fauteuil, un verre à la main. Elle écoute le bruit que font ses enfants et attend. Elle est dans ses pensées. Elle n’a pas la force d’aller gronder ses petits ou d’aller jouer avec eux. Elle écoute. Une histoire dans une autre histoire dans une autre autre histoire. L’imagination.

N4

Un banc. Deux bancs. Un lieu public. Des gens passent. S’arrêtent. Puis repartent. Des conversations entre inconnus s’installent. Des amis qui refont le monde. Une jeune fille avec des grosses lunettes de soleil de marque qui lit. Des parents qui regardent jouer leurs enfants: « Attention, ne pas vas pas trop loiiin !  » Des appels téléphoniques. Qu’est-ce qu’il parle fort celui-là ! Des SDFs qui fouillent la poubelle. Et d’autres comme moi qui observent. Qu’est-ce que je serais malheureuse si je perdais la vue. Toutes ces couleurs. Ces paysages. Ces immeubles. Ces bancs. Je pense à une petite anecdote. Lorsque je suis allée à New York pour des vacances, que nous étions posées au milieu de Central Park avec M., on regardait autour de nous. On tombe sur une scène qui nous a vraiment surprise. Une scène de film, je vous assure ! Une jeune femme posée sur un banc se prenait en photo avec la vue mythique du parc. Un autre jeune homme posé sur le banc d’à côté la regarde, il commence à lui parler, on les voit rire, et le plus drôle c’est qu’il reparte ensemble en échangeant leurs numéros de téléphone ! Non mais il n’y a vraiment qu’à New York que ça arrive ça !! Alors voilà, à chaque fois que je vois un banc, je me remémore cette scène et sourit.

N7

Je passe. Tu passes. Il passe. Nous passons. Vous passez. Ils passent. Voila ce que l’on voit tous les jours. Des gens qui se croisent et se recroisent sans même se reconnaître, sans se dire bonjour, mais plutôt se bousculer. Ce serait quand même assez fou si tout le monde se connaissait. Si tout le monde s’adressait la parole. Mais en même temps qu’est-ce que ça serait ennuyeux ! On ne pourrait plus faire connaissance. Commencer une relation amicale ou amoureuse.

N8

 » Heureusement que j’ai pris mon parapluie, il fait vraiment un temps de chien !  » Voici ce que doit se dire cette jeune femme. Elle ne saura pas qu’elle et son parapluie constitueront une belle photo. Une touche de couleur dans un paysage gris entourée de verdure. Et un reflet. Cette femme observe son reflet. Que voit-elle ? J’espère qu’elle y voit une belle jeune femme avec un bel avenir, qu’elle est fière des choix qu’elle prend, qu’elle vit sa vie comme elle l’entend mais surtout qu’elle est heureuse. C’est le plus important. Alors oui, elle est peut-être un peu grognon par le temps qu’il fait, mais moi elle a réussi à me faire sourire par la couleur de son parapluie, et par la photo que j’ai réussi à prendre d’elle. Peut-être est-elle Niçoise, peut-être juste une touriste. Libre à votre imagination.

N9

Qu’est-ce que ça doit être chouette d’être en hauteur, de dominer. Mais il me semble que peu de monde me regarde malgré mon imposante posture. Les gens passent et repassent. Je suis une statue, je ne peux pas bouger, et leur crier : « Ohé ohé ! » Mais je suis fier d’être à cet endroit précis d’où ma posture. Et puis je suis toujours vivant d’un côté. Si je suis à la place où je suis aujourd’hui, il y a des raisons, j’ai dû faire de grandes choses. Je suis trop vieux pour vous raconter ça. Aujourd’hui je pense à l’instant présent. Le passé on le met de côté, et de toute manière je ne m’en souviens plus.

N11

C’était un midi. Une terrasse conviviale. Du soleil. Des touristes et des cultures différentes pour manger une socca, un plat niçois. C’était notre première journée. On s’est baladées à notre rythme dans les petites rues de Nice. Cette ville fait vraiment vacances ! Et qu’est-ce que ça fait du bien !

N13

Je vois un tableau de Renoir, La Guingette. Instants volés. Il y a de la musique, un rayon de soleil, des gens qui passent du bon temps, à discuter et à rire à gorges déployées. Les gens sont heureux. On y voit une braderie.

ANTIBES

N14

Une glace artisanale. Un écart dans le régime. Mais je n’avais jamais mangé un glace comme celle-ci ! On dit que lorsque l’on fait n régime, on ne pense qu’à ce qu’on n’a pas le droit de manger. On parle de frustration. Cette petite boule dans la gorge qui veut déglutir du sucré. Mais non. Il faut s’y tenir pour être mieux dans son corps et dans sa tête. Qu’est-ce qu’elle était bonne !

N15

Une maison avec vue sur la mer. Une grosse fête, des gens remplissent le balcon et observe la mer. Reflet de cette vue bleue. Cette maison est parfaite pour une grande famille. Originalité et simplicité sont les maîtres mots. J’aime le volet arrondi, j’aime qu’il soit à demi ouvert. Et j’aime sa couleur qui se fond avec les bleus de la mer et du ciel. Parfaite je vous dit !

N16

Immensité de la mer par rapport à nous petits êtres terrestres. Lorsque l’on conduit un bâteau on doit ressentir une sorte de puissance. Celle qui pousse les vagues. On doit sentir la force de l’eau contre la force humaine. Et ce vent. Ce vent qui frappe mon visage il m’empêche de respirer correctement. Trop d’air d’un coup. Mais je me vois sourire sur ce bâteau qui part à toute vitesse, les cheveux dans le visage. Un paysage à couper le souffle. Et surtout se sentir seule au milieu d’une vaste étendue.

N17

Un couple. Viennent-ils de se rencontrer? Sont-ils ensemble depuis des années? S’aiment-ils réellement? Sont-ils mariés? Ont-ils des enfants? Sont-ils en vacances? Comment se sont-ils rencontrés? Ont-ils emménagé ensemble ? Et leurs disputes? Se disputent-ils souvent? Qui fait le premier pas?

N18

C’est quand même beau la nature. Tous ces bleus que vous voyez là. Comment ne pas y faire attention ?! On se dit que la nature fait les choses bien. Elle nous donne des chose à voir et se bat contre l’humain et ses produits chimiques ! Le petit homme qui met les pieds dans l’eau doit être heureux. C’est la première fois de l’année. Il peut enfin goûter à l’eau turquoise. Au fond, il n’a pas besoin d’aller très loin pour trouver une belle eau bleue et ses belles plages de sable fin.

N19

Il ne manque plus qu’un banc pour manger sa petite pâtisserie. Une boulangerie en retrait, dans une petite rue où il y a peu de passages. On pourrait très bien s’installer là, à l’ombre de la chaleur du sud, pour lire un livre, ou écrire, ou boire une gorgée d’eau fraîche. J’imagine bien deux personnes âgées en train de se raconter les derniers potins du village sur un banc, une pâtisserie à la main, la canne dans l’autre. Des lunettes de vue qui font également lunettes de soleil. Ils regardent les gens passés, et se remémorent les bons et mauvais souvenirs.

N20

Parce que les couleurs égayent une journée. Il ne faut pas se passer de couleurs. Une petite touche par çi par là, ça fait du bien au moral ! Alors n’hésitez pas à vous habillez en shtroumpfette, ou en monsieur de cetelem ! Vous donnerez le sourire, vous montrerez un brin de joie de vivre à votre entourage. En tout cas, moi je fonctionne comme ça. On peut voir mon humeur à la façon de mettre des couleurs.

J’espère que cette série de photos vous aura plu, ainsi que mes histoires.
Je vous retrouve très vite !! 🙂

Crédits photos: Garance Eyes

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4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. charliesbox dit :

    Ma seconde ville ❤️

    Aimé par 1 personne

  2. Chloé dit :

    Nice c’est ma ville de naissance ah ah! En tout cas super photos! Bisous et n’hésite pas à faire un tour sur mon blog 😉 http://moncarnetpivoine.com/

    Aimé par 1 personne

    1. garanceeyes dit :

      je vais y aller de ce pas 🙂

      Aimé par 1 personne

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